LA
CLARTE
Par SNFPD N°1


EDITORIAL
Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance de notre bulletin
« LA CLARTE ». Notre objectif est de vous informer au mieux avec le plus de
transparence possible, sans vous dissimuler les moindres détails et vous
permettre enfin d’avoir un avis en connaissance de cause.
En deux ans, nous avons obtenu pour vous, l’exonération de TVA en
sous-traitance et la modification de notre statut professionnel. Dans le cadre de
notre fabrication, nous sommes maintenant reconnus fabricant par les services
fiscaux et non plus prestataire de service. Ce qui pénalisait notre profession
depuis de nombreuses années.
Nous sommes également intervenus auprès de l’Afssaps et avons obtenu le
retrait du modèle de prescription en annexe 2 du guide pour la mise sur le
marché des DMSM qui n’était pas légal.
Nous sommes intervenus au Parlement Européen à Bruxelles et à la FEPPD.
Nous sommes en relation avec la médecine du travail pour l’élaboration du document unique.
La modification de la TVA et de la doctrine fiscale n’a pas été un
combat. La suppression de l’annexe 2 du guide européen de l’Afssaps non plus.
Il suffisait de le demander.
Lors de nos diverses négociations nous ne nous sommes jamais heurtés à
l’administration mais curieusement toujours à l’Unppd. Si bien qu’à partir de
maintenant nous refuserons tous débats en sa présence. Ce qui nous évitera de
perdre notre temps et d’assister à une démonstration d’ineptie et d’incompétence,
et surtout d’avoir honte.
Nous continuerons de défendre notre profession et vos intérêts seulement
si vous nous en donnez les moyens. Nous avons obtenu de très bons résultats
avec quelques adhérents. Vous devez comprendre que vos collègues, aussi courageux
soient-ils, ne peuvent indéfiniment se battre pour vous. Décemment nous ne
pouvons plus les y encourager. Rejoignez nous sans quoi nous partirons.
La TVA
Dés la création de SNFPD, nous
avons alerté différents organismes des incohérences en matières de TVA,
notamment la sous-traitance française qui était taxée. Ce qui n’avait jamais
dérangé l’Unppd. Et pour cause, les petites entreprises étaient les plus
touchées. La finalité était bien de les pénaliser dans l’accès aux techniques
de pointe, par une taxe, en pensant naïvement qu’elles ne pourraient pas
rivaliser. De plus, la sous-traitance en importation était exonérée donc la fabrication
française était pénalisée. De même que l’Unppd revendique un assujettissement à
la TVA pour l’ensemble de la profession car ces mesures avantageraient
fortement les laboratoires dont l’activité principale est le négoce de
l’importation. En effet ces laboratoires sont taxés et pourraient donc ainsi
récupérer la TVA, énorme avantage pour eux. Nos tarifs augmenteraient aussi de
19,60% alors que les tarifs des négociants importateurs ne changeraient pas.
Nous nous sommes violemment opposés à cette injuste proposition et heureusement
l’administration fiscale nous a suivis.
Pour bénéficier de l’exonération de TVA quelques obligations doivent
être satisfaites, à savoir :
1-
La prothèse ou l’élément de
prothèse doit être fabriqué pour l’usage exclusif d’un patient déterminé.
2- Etre réalisée sur « commande
d’un praticien prescripteur ».
Pour la sous-traitance, le prothésiste devra être en mesure de
justifier, par tout moyen, que la fabrication est bien effectuée dans le
prolongement de la prescription du praticien.
Les prestations de service sont également exonérées de TVA dans les
mêmes conditions.
Nous tenons à préciser que
nous n’étions pas d’accord avec le terme « commande d’un praticien
prescripteur » (chirurgien dentiste principalement). Nous souhaitions que
ce terme soit remplacé par « prescription d’un praticien » comme
le prévoit la directive européenne 93/42. Les représentants de l’Unppd,
Messieurs Gillmann et Bastière se sont opposés à cette proposition. Ils
souhaitent un bon de commande et non une prescription. Nous sommes effarées de
cette attitude.
L’Unppd freine l’accès de la profession à la séparation des actes.
Quoiqu’il en soit et n’en déplaise à l’Unppd, les deux conditions
précédentes doivent bien être réunies pour bénéficier de l’exonération, que
l’appellation soit « commande » ou « prescription ».
Le projet que l’administration fiscale nous a soumis le 21 avril 2006
prévoyait à l’article 11 :
Sont également exonérées les
prestations de service qui, ne relevant pas de la pratique de l’art dentaire,
peuvent être effectuées par les prothésistes dans le cadre de leur profession
sans commande préalable d’un praticien dés lors que ces prestations sont
effectuées sur des prothèses ou des éléments de prothèses dentaire qui ont été
fabriqués à l’origine suivant les spécifications données par un praticien. Il
importe peu alors que le client s’adresse directement au prothésiste. Les
nettoyages de prothèses dentaires pouvaient bénéficier de l’exonération. J’ai
gagné la procédure concernant les nettoyages de prothèses dentaires au conseil
de la concurrence et en cour d’appel de Paris. Cette affaire est maintenant en
cour de cassation. Si cette procédure est gagnée, nous ferons modifier la TVA
pour les nettoyages.
L’instruction 3K-1-95, n°25 énonce clairement que ne peuvent être
soumis au régime de la marge les reventes de biens qui :
- ont été importés ;
- ont été acheté auprès d’un assujetti qui a facturé de la taxe au titre
de sa livraison ;
- ont fait l’objet d’une acquisition intracommunautaire taxable. »
Dans le cadre du négoce de fabrication française et des acquisitions
intracommunautaires exonérées de TVA nous bénéficions du régime de la marge. La
TVA est appliquée sur la
différence entre le prix de vente et le prix d’achat. La TVA n’apparaît pas sur
la facture.
Le négoce des importations hors Union Européenne exonérées de TVA ou
pas, n’est jamais soumis au régime
de la marge. La TVA sur le négoce devra être appliquée sur la totalité du prix et apparaître sur la
facture, même adressée à un chirurgien dentiste. Ce qui reste la seule façon de
repérer le négoce de l’importation.

Le négoce de la fabrication française reste marginal. C’est le négoce
de la fabrication européenne, probablement la fabrication assistée par
ordinateur qui profite le plus de ce régime d’imposition.
Même si le négoce de l’importation hors communautaire devait un jour
profiter de ce régime, il ne serait pas avantagé car la marge reste très
importante.
Nous ne sommes pas à l’origine de cette demande. Qui peut l’être ?
Le prothésiste dentaire est reconnu fabricant
Depuis des années, dans le cadre de la fabrication de prothèse, les services
fiscaux considéraient que nous exercions une activité faite de vente de
matériaux et de main d’œuvre, nous étions prestataires de service à 90%. Nous
sommes intervenus à Bercy dés notre création en 2004 pour que cesse cette
ineptie. Grace à un de nos adhérents que l’Unppd a refusée de défendre, la
réponse Roubaud apporte la fin de cette injustice. (Voir courrier de M. RYS en
annexe)
Nous rentrons maintenant dans la catégorie « vente d’un bien en
l’état ou après fabrication ou transformation » et non plus en
« prestation de service ». Il y a cependant une condition importante
à respecter, vous devez fournir l’intégralité de la fourniture nécessaire à la
fabrication sans quoi vous deviendrez façonnier.
Cette modification est très
avantageuse fiscalement pour les micro-entreprises qui bénéficient aujourd’hui
d’un abattement de 72 % de leur chiffre d’affaire et le seuil à ne pas
dépasser est de 76 300€, alors qu’auparavant l’abattement était de 52% et le
seuil de 27 000€. La même règle est applicable pour la franchise en base de
TVA. Cette modification est bien entendu très importante pour notre statut de
fabricant et a une incidence très favorable sur la taxe professionnelle et la
plus-value.
Les prestations de service sont la prise de teinte, la livraison, la
réparation cassure, le nettoyage des prothèses et le travail à façon.
Nous restons donc une activité mixte contrairement à ce que vous
annonce Monsieur Corsi dans son courrier du 14 juin 2006. L’administration
fiscale doit être ravie de la compréhension de l’Unppd dans le domaine
fiscal !
Pour ne plus être une profession mixte l’Unppd propose d’effectuer les
prestations de service gratuitement. Nous vous conseillons bien évidemment de
facturer vos prestations de service à leur valeur. Le fait que nous soyons une profession
mixte ne nuit en rien à notre titre de fabricant et toutes nos prestations sont
exonérées de TVA.
D’autant que nous avons obtenu
pour vous que lorsque la prise de teinte, la livraison, le nettoyage des
prothèses ne constituent que des étapes du processus de fabrication aboutissant à la livraison
de la prothèse finie, ces prestations doivent être considérés comme des
livraisons de bien et non pas comme des prestations de service, y compris
lorsque le prix est mentionné distinctement sur la facture. L’administration
fiscale nous a suivis dans ce raisonnement malgré l’apposition de l’Unppd.
Nous n’avons malheureusement pas pu obtenir le même résultat avec la
réparation simple et le travail à façon. Ce qui mène à la situation aberrante que les prothésistes qui
fabriquent des prothèses sur implant lorsque la cupule (ou chape) est fournie par leur client sont des façonniers.
Dans leur raisonnement Messieurs Gillmann et Bastière pensaient pénaliser les petites
structures. Ils n’ont pas compris que la profession entière en pâtirait.
Nous remercions l’administration fiscale pour son accueil et sa
patience.
AFSSAPS, un dossier grave pour notre avenir
Suite à la parution du nouveau
guide de mise sur le marché de dispositifs médicaux sur mesure du 25 octobre
2005, nous sommes intervenus auprès de l’Afssaps. Le 02 décembre 2005 nous
avons été reçus par le Directeur de cette agence. Suite à cet entretien nous
obtenons le retrait du modèle de prescription. Ce modèle prévoyait qu’un
praticien pouvait prescrire le nom du fabricant de prothèse. Il pouvait donc se prescrire à
lui-même. Nous demandons que ce guide soit retiré dans sa totalité car il ne
correspond pas à la Directive Européenne 93/42 du 14 juin 1993. Ce guide dénature
notre profession et n’a heureusement aucune valeur juridique ni réglementaire
et encore moins obligatoire. Il reste une interprétation de la loi.
Interprétation faite en faveur des chirurgiens dentistes par les chirurgiens
dentistes en collaboration avec l’Afssaps et l’Unppd !
Ce guide reste très confus sur beaucoup trop de points,
notamment :
La définition du fabricant :
Ce guide reconnaît les chirurgiens dentistes comme étant des fabricants
et les prothésistes n’y sont que tolérés. L’Afssaps prétend que les fabricants
qui se déclarent à leur agence ne sont pas tenus de préciser leur profession,
ceci n’est pas une information réglementaire.
Pour nous, ceux qui fabriquent réellement les prothèses sont des fabricants.
Ceux qui les revendent en l’état sont des négociants, donc commerçants. Ceux
qui les adaptent restent des adaptateurs et la loi ne permet pas aux
chirurgiens dentistes de s’enrichir avec leurs prescriptions.
La définition du mandataire :
Tous les fabricants qui n’ont
pas de siège social en Europe sont tenus de désigner un mandataire qui sera
responsable des déclarations du fabricant auprès de l’Afssaps. Curieusement
l’Afssaps est dans l’incapacité de nous apporter les précisions sur le
mandataire mais nous informe que le code de la santé ne précise pas la profession
du mandataire. Nous devons sans doute comprendre que les prothésistes peuvent
être mandataires mais surtout que les dentistes aussi.
Nous ne savons pas si le mandataire est un négociant ou un
intermédiaire de commerce qui effectue des transactions de vente de prothèse,
pour le compte d’un fabricant, sans être propriétaire de ces prothèses. Il
serait taxé à la TVA sur le prix de son mandat et non pas sur la revente des
prothèses. Ceci n’est pas la même
chose.
La mise sur le marché et sous-traitance :
On entend par mise sur le
marché, la mise en vente d’un dispositif. Selon l’Afssaps, un fabricant qui
sous-traite des prothèses ou des éléments de prothèse à un confrère assure la
mise sur le marché de la prothèse qu’il n’a pas fabriquée. N’oublions pas que
pour cet organisme le dentiste est fabricant donc pourrait sous-traiter au
prothésiste. Ce qui revient à dire que le prothésiste qui a réellement fabriqué
la prothèse ne ferait pas la mise sur le marché, ce serait le dentiste qui s’en
chargerait. L’Afssaps semble considérer les prothésistes comme des prestataires
de service. Alors que la directive européenne 93/42 et l’administration fiscale
reconnaissent bien les prothésistes comme étant des fabricants y compris
les sous-traitants. Ils doivent donc à ce titre être responsables de leur mise
sur le marché car la Directive ne prévoit pas la notion de sous traitant. L’Afssaps
tente de réglementer notre profession. Elle sort du cadre de sa mission.
La mise en service
Il nous a été rappelé à plusieurs reprises que ce guide concerne toutes
les professions de fabricant de dispositifs médicaux sur mesure. Propos repris
par M. Corsi dans le compte rendu du conseil national de l’Unppd du 28 janvier
2006.
Ces professionnels effectuent la mise en service. Nous sommes très étonnés que
ce guide n’en fasse pas état.

Il est vrai que l’Afssap et l’Unppd sont conditionnées pour que les prothésistes
dentaires ne puissent pas effectuer la mise en service.
Pourtant on entend par mise en service, la mise à disposition de
l’utilisateur final d’un dispositif conformément à sa destination pour la
première fois sur le marché. La loi ne prévoit pas que la mise en service soit
conditionnée à une adaptation. Le prothésiste peut vendre une prothèse à un
consommateur qui sera bien l’utilisateur final. Il ne tient qu’à lui de fournir
une notice d’instruction pour que la prothèse soit posée dans de bonnes
conditions comme par exemple un stérilet.
La classification du dispositif médical sur mesure :
Jusqu’à aujourd’hui les dispositifs médicaux sur mesure ne rentraient
dans aucune classe. Maintenant la prothèse conjointe rentre dans la classe IIa.
L’afssaps ne sait pas dans quelle classe rentre la prothèse adjointe. Nous
pensons qu’elle est dans la classe I. L’Unppd nous parle d’une classe IIb sans
préciser quelle prothèse serait concernée.
Cependant la loi stipule que l’emballage de chaque dispositif doit
contenir une notice d’instruction sauf pour les dispositifs de classe I et IIa,
s’ils peuvent être utilisés en toute sécurité sans l’aide de telles
instructions.
Ce qui veut dire que lorsque vous livrez une
prothèse à un dentiste vous n’avez
pas besoin de fournir une notice d’instruction et que surtout le consommateur ne
connaîtra pas votre identité.
Déclaration de conformité :
La loi prévoit que la déclaration de conformité doit être conservée par
le fabricant à disposition du directeur de l’Afssaps pendant cinq ans .Art
R. 5211-26 du CS.
La déclaration ne doit à aucun
moment être remise au chirurgien dentiste et sûrement pas avec le bon de
livraison comme le précise l’Afssaps et l’Unppd (voir RFPD n°3 /2006 p14)
Par contre, nous serions totalement favorables pour que cette
déclaration soit remise au consommateur, l’utilisateur final. Pour cela nous
n’avons pas besoin d’intermédiaire, nous le ferons très bien nous même. Ceci
s’appelle la séparation des actes. Nous sommes effarés du comportement de l’Unppd
qui entrave à nouveau cette mise en place. L’afssaps réglemente encore notre
profession, ce n’est pas son rôle.
Vous devez savoir que l’Afssaps est dans l’incapacité de nous citer les
autres professions concernées par ce guide. Ces professions comptent très peu
d’individus et n’ont pas participé à cette élaboration. Nous sommes de toute
évidence les plus nombreux et ce guide a bien été fait uniquement pour nous,
mais sans consulter l’ensemble de la profession.
Nous ne devons pas nous déclarer auprès de l’Afssaps tant que nous ne
saurons pas qui fait quoi.
Les petits labos sont toujours là
Les centres de Gestion Agréés annoncent une baisse de notre chiffre
d’affaire global de 5%, le plus fort recul d’activité du secteur de la santé.
Par contre les TPE en générale se portent très bien.
Nous ne devons plus laisser dire que nos petites structures sont la
verrue de notre profession. Ces structures sont de plus en plus nombreuses et
leur chiffre d’affaire est en progression pour la plupart d’entre elle. Ceci
s’explique par le fait que les structures de deux à trois salariés ont préféré
licencier plutôt que de s’acharner à démarcher en cassant les prix. Elles
ont rejoint les très petites
entreprises dans une démarche de fabrication française de qualité, de savoir
faire et de service avec des tarifs très honorables. Les plus grosses
structures quand a elles souffrent énormément aujourd’hui. Elles n’arrivent plus
à concurrencer les prix de l’importation. Elles licencient et baissent encore
leur prix. Certaines ont recours à l’importation et s’orientent vers le négoce pour
survivre. D’autres ont préféré conserver une fabrication française de qualité
et proposer une sous-traitance aux petites structures. Ils s’en sortent mieux
car les petits labos n’hésitent pas à leur faire fabriquer des éléments de
prothèse. D’autres encore se sont orientées vers la formation en organisant des
stages ou en louant des chevilles pour rentabiliser leurs investissements.
Les plus petites structures sont des fabricants hors pair et sont
souvent félicités pour la qualité de leur travail, leur hygiène et leur traçabilité.
Elles ont de formidables avantages, la disponibilité et les services qu’elles
développent, le service de proximité, d’accompagnement au fauteuil, de
livraison et peut être un jour le service de maintenance. Elles ont également
la meilleure capacité d’adaptation et de mutation. Elles sont présentes et
indispensables. Contrairement aux prédictions de l’Unppd, ces petits
laboratoires sont toujours là et en pleine forme. Les grosses structures
aimeraient bien absorber leurs parts de marché mais en sont incapables.
Laboratoires industrialisés et grosses structures
Nous trouvons inadmissible que certains laboratoires fassent effectuer
des étapes de fabrications à la chaine. Nous ne comprenons pas mieux que ces
laboratoires n’embauchent que des stagiaires, des apprentis ou du personnel non
qualifié, au détriment de la sécurité sanitaire. Sécurité que nous devons
pourtant au consommateur, en application de la directive Européenne. C’est ce
que nous appelons, « travailler comme un âne ». C’est ce que nous
appelons les laboratoires industrialisés.

Quand aux grosses structures de plus de neuf personnes. Nous pensons
quelles n’ont pas leur place parmi nous. Il est inadmissible que certains de
leurs dirigeants ne soit pas prothésiste dentaire. Ces entreprises ne
correspondent pas à l’avenir que nous envisageons pour notre profession.
Nous ne voulons ni les représenter ni les défendre. Pour nous il s’agit
d’une autre profession.
La coopérative, des fournitures au même prix pour
tous.
Les fournisseurs favorisent les plus grosses structures en leur
accordant des tarifs préférentiels, ce qui pénalise les plus petits d’entre
nous. Nous avons la possibilité de créer, pour vous, une coopérative d’achat et
de négocier, pour vous, les meilleurs prix.
Importation, CFAO
On entend beaucoup parler de l’importation. Quelques uns disent pour se
rassurer qu’ils ne sont pas touchés. Que notre profession ne risque rien. Que
les chirurgiens dentistes ne peuvent pas faire de l’importation car les
transports coûtent trop chers, avec des délais trop longs, surtout pour les
essayages, les retouches ou les réparations…
L’importation existe en France et elle nous pénalise forcément.
L’importation se développera de la même façon que toute autre fabrication tel
que le textile, la maroquinerie ou la lunetterie. Quelques chirurgiens
dentistes importent mais malheureusement les prothésistes de plus en plus.
C’est pour cette raison que nous vous engageons à faire figurer sur vos
factures la mention « Fabrication Française ». Comme cela tout le
monde saura qui fabrique français et qui ne fabrique pas français. C’est pour
cette raison que nous sommes très vigilants en ce qui concerne la fiscalité du
négoce et la définition exacte du mandataire. C’est pour cette raison que nous
voulons que le consommateur ait le choix de son prothésiste et que la
déclaration de conformité lui soit transmise. Ceux qui minimisent l’importation
sont peut être ceux qui en profitent directement ou indirectement.
Les chiffres de l’importation ne sont pas connus car les douanes
classent dans le même registre toutes les importations de fourniture dentaire
qui ne sont pas forcément des prothèses dentaires. Vous devez aussi savoir qu’il n’y a pas de taxe à
l’importation pour les prothèses dentaires. L’Unppd ne s’est jamais inquiétée
de ce problème.
Quand à la CFAO, nous ne croyons pas que ce procédé soit une menace
pour nous. Ce système est dans l’ensemble très peu pratiqué. Nous vous
conseillons de ne pas vous précipiter sur les offres intéressantes que les fournisseurs vous proposent. Nous pensons
que ce sont les fins de série. D’autres procédés techniquement et
financièrement plus abordables vont très certainement voir le jour.
La presse de qui, pour qui ?
Nous ne comprenons pas que la revue Technologie Dentaire puisse
minimiser à ce point l’importation. Nous ne comprenons pas mieux que cette
revue dénigre autant les petits labos. Vous vous êtes indignés de ses enquêtes qui présentent
les plus petits d’entre nous comme étant la honte de la profession. 50% d’entre
nous sont des petites structures.
Vous êtes profondément choqués de l’annonce, dans cette même revue,
présentant la modification de la TVA et la modification de notre statut comme
étant la victoire de l’Unppd.
« Promo un » la société commerciale de l’Unppd est en
difficulté financière, la revue RFPD ne sera probablement plus publiée. Technologie
dentaire espère obtenir un marché intéressant ? Ce qui explique peut-être
la publication des racontars ? L’avenir nous le dira.

Nous sommes éberlués de l’article François Unger et Gérard Corsi de la
revue Information Dentaire n° 38. Inconscience, incompétence ou malhonnêteté ?
L’Unppd demande que la prothèse dentaire ne soit plus un dispositif médical sur
mesure destiné à un patient déterminé mais une fourniture pour dentiste. Nous
ne serons pas étonnés d’intervenir pour rétablir vos droits. Nous reparlerons
très certainement de cette mascarade.
AG2R, assurance sectaire
La Convention Collective Nationale étant étendue, les entreprises
doivent appliquer le texte conventionnel et sont dans l’obligation de cotiser
aux AG2R dans le cadre du contrat prévoyance décès, incapacité, invalidité. Et
ce jusqu’à ce que l’article 25 bis de la CCN soit dénoncé. Ceci représente pour les AG2R les cotisations pour
prés de 18000 salariés.
Quand au contrat de garantie maintien de salaire, indemnité de
licenciement et indemnité de départ ou de mise à la retraite, il s’agit d’une
cotisation volontaire et les prothésistes ont donc le choix de cotiser à
l’organisme qu’ils souhaitent ou de ne pas cotiser. Pour fidéliser sa clientèle
les AG2R ont instauré, nous semblait-il, un contrat de groupe avec l’Unppd qui
attribuait des avantages à ses adhérents, dans le cadre des indemnités
précitées, soit 75% du montant des indemnités pour les adhérents Unppd et 50%
pour les autres, différence somme toute minime.
Les AG2R refusent d’accorder les mêmes conditions à nos syndiqués. En réalité, il
ne s’agit pas d’un contrat de groupe mais d’un accord entre les AG2R et l’Unppd
« pour services rendus » qui nous paraît peu conventionnel. Nous
comprenons mieux l’agitation provoquée.
De plus, nous vous rappelons
qu’il est stipulé dans le contrat AG2R que l’indemnité de licenciement et l’indemnité
de départ ou de mise à la retraite sont versées dans la limite des disponibilités
du Fonds de mensualisation constitué à partir des cotisations nettes de
gestion. Si ce fonds devenait déficitaire, le paiement des prestations par AG2R
Prévoyance serait suspendu. Ce qui explique peut-être que beaucoup attendent
leur remboursement. Ce fonds est aussi géré par des représentants Unppd. Nous
nous félicitons de ne pas avoir d’accord avec les AG2R. Ceci aurait été une
erreur que nos syndiqués auraient financée.
Europe
Nous apprenons qu’il est demandé une modification de la directive
européenne. Nous ne connaissons pas la nature de cette modification, nous
interrogeons le parlement européen car si l’Unppd est à l’origine de cette
demande, nous devons être inquiets. Nous souhaitons également savoir comment
fonctionnent les prothésistes dentaires de tous les pays européens.
Curieusement nous avons beaucoup de mal à avoir ces informations en France.
C’est que sans doute nos questions dérangent. Nous avons la certitude que la
séparation des actes est en place dans certains pays européens.
La FEPPD annonce « les maladies dues au vieillissement de la population, Alzheimer,
Parkinson, troubles de la mobilité ainsi que le manque de souplesse des
praticiens dans leurs déplacements à domicile, peuvent ouvrir une nouvelle voie
aux prothésistes en assurant des soins de base avec une formation idoine, à ces
personnes souvent handicapées.» Nous sommes très étonnés de ce virement alors
que l’Unppd a refusé de défendre l’activité de nettoyage de prothèse dentaire
auprès des personnes âgées en milieu d’hébergement. La FEPPD est interrogée à
ce sujet.
Loi Evin
La loi de la sécurité sociale Article
162-1-9 dont l’Unppd nous rebat les oreilles précise que le dentiste doit
fournir un devis et une facture de la prothèse qu’il livre à son patient. Cette
loi ne précise à aucun moment que la facture du prothésiste sera transmise au
consommateur. Nous ne participons pas à ces négociations. Nous sommes quelque
peu inquiets lorsque l’Unppd œuvre pour le « bien » de notre
profession.
Le document unique
L’établissement d’un
document unique est une obligation pour les laboratoires ayant des salariés.
Nous travaillons, en collaboration avec la médecine du travail, à l’élaboration
d’un guide spécifique à notre profession afin de vous faciliter la tache. Ce
document sera finalisé en début d’année 2007. L’Unppd vous a toujours laissé croire
que seuls des professionnels spécialisés pouvaient élaborer ce document,
moyennant finance bien évidemment. Ceci est faux et beaucoup de professions ont
déjà élaboré des guides.
Le DIF
Le droit individuel à la formation (DIF) est un droit que vous ne
pouvez pas refuser à vos salariés mais n’est pas obligatoire. L’accès au DIF
repose sur l’initiative du salarié qui entreprend cette démarche et l’accord de
son employeur sur le choix de la formation envisagée.
L’Unppd vous a dit que cette formation est obligatoire et qu’elle peut évidemment
être effectuée dans le labo de
l’Unppd.
La chute de l’Unppd
Le 09 juin 2005, l’Unppd a annoncé à bercy qu’elle ne défendait pas les
petites structures. Selon leur représentant Monsieur Nogier : « Ils
travaillent dans leur cave ou leur garage sans hygiène, sans sécurité, sans
norme, ils exploitent leur conjoint et ils cassent les prix. »
Nous vous rappelons que l’Unppd est une
association loi 1901 et ne peut donc prétendre à aucune représentativité. La
représentativité ne concerne que les syndicats. L’Unppd a été reconnue des
instances administratives par défaut. Cette association vous a induit en erreur
sur son identité et ses objectifs. Elle vous a fait croire qu’elle défendait les
petites et moyennes entreprises. En réalité elle a mené la politique des
laboratoires industrialisés, des grosses structures voire du négoce, pour 5% de
la profession, mais aussi pour une minorité de chirurgiens dentistes. Ceux qui ont
investi, malgré la loi, dans ce genre de laboratoire. Pour eux, l’Unppd
sacrifie notre profession. Elle usurpe le travail et les idées des autres pour
se revaloriser, en pensant que vous êtes dupes, espérant ainsi glaner quelques
adhérents. L’Unppd vous nuit et aujourd’hui vous savez pourquoi. Vous avez bien
compris qu’il ne fallait plus alimenter cette association, ni en cotisation, ni
en formation. Il ne reste que l’Alsace qui n’a pas fait le nécessaire auprès du
droit local pour que ses cotisations ne soient plus versées automatiquement à
l’Unppd.
A en croire certains courriers, les dirigeants de l’Unppd ne sont plus
d’accord entre eux et doivent gérer d’énormes difficultés financières. Les
derniers vendront le dental forum et les biens immobiliers pour conserver leurs
privilèges. En attendant, nous nous demandons qui finance l’Unppd.
Depuis quarante ans l’Unppd et ses dirigeants se croient indispensables
et incontournables. Nous pensons que d’autres syndicats ou associations* vont
voir le jour prochainement car il est difficile pour ces gens vaniteux de
perdre leurs avantages, leurs faire valoir et leurs pouvoirs. Vous devez vous
attendre à les voir ressurgir. C’est à vous de les éliminer. Vous devez être
très vigilants et exclure définitivement du monde syndical tous ces dirigeants
nationaux, régionaux, départementaux qui laissent faire ce massacre.
Nous remercions Monsieur DUPIN qui est le seul à avoir eu le courage et
l’honnêteté de dénoncer les abus et incohérences de l’Unppd depuis des années.
*Du style APD de M. Miller.
Que chacun reste à sa place
Notre profession a trop longtemps été influencée par les chirurgiens
dentistes, les formateurs, les enseignants et même les fournisseurs qui ne sont
pas concernés. Nous ne devons plus accepter ceci. Les prothésistes dentaires
doivent décider pour eux et commander chez eux.
A ceux qui auraient bien aimé créer un syndicat national à l’image de
SNFPD, qui ne supportent pas
qu’une provinciale dirigeant un petit laboratoire mène la politique
professionnelle, nous répondons que vous vous trompez d’adversaire et de combat.
Vous avez eu des années pour vous réveiller, il ne fallait pas attendre que
d’autres aient le courage de le faire à votre place.

Incompétence notoire, l’Unppd dans toute sa
splendeur
Extraits du procès verbal du conseil national Unppd du 25 septembre 2004
Rendez-vous avec le conseil de la concurrence en juillet P14
[L’UNPPD a été sollicitée sur sa position concernant la
reconnaissance ou pas de certaines activités en dehors du champ
d’activité « légale et reconnu » du prothésiste dentaire, comme
le nettoyage de la prothèse à domicile ou dans les centres de retraite.
L’Union n’a pas mis en porte-à-faux les professionnels qui
formulaient cette demande de reconnaissance mais a simplement rappelé que
l’activité de prothésiste dentaire consiste essentiellement en la fabrication
de la prothèse et que le porteur est à même de procéder au nettoyage lui-même.
Un nettoyage plus spécifique peut être fait en laboratoire, sous la
responsabilité cependant du patient. Le conseil de l’ordre avait émis l’avis
que le nettoyage de la prothèse par un prothésiste dentaire pouvait l’abîmer,
ce à quoi Gérard Corsi a précisé devant le conseil de la concurrence qu’il y a
lieu de distinguer le nettoyage d’une prothèse et le détartrage en bouche. Le
nettoyage porte sur le matériel et le détartrage est un soin.]
En 2002 l’Unppd ne tenait pas tout à fait le même langage ! (Voir
courrier en annexe)
Le cas des prestations de service P14
[Gérard Corsi appelle les prothésistes dentaires à la vigilance en
matière de prestations de services dans le cas de laboratoire notamment en
micro entreprise. Un certain nombre de règles doit être respecté dont notamment
la distinction entre la fabrication et la prestation. Dans le cas d’une
activité déclarée mixte, le laboratoire est redevable d’une prestation ce qui a
des conséquences sur le plan fiscal.
Concernant les réparations, il est conseillé de mentionner le terme
de « transformation » sur les bons de livraison afin que ce travail
ne soit pas considéré fiscalement comme prestation. En effet, à partir du
moment où le laboratoire fait de la prestation, ne serait-ce que quelques
lignes sur un bilan, les seuils d’imposition en matière de fiscalité et de
plus-value changent. Le seuil de la plus- value est de l’ordre de 152 449€ de
chiffre d’affaire en fabrication et de 38 112€ de chiffre d’affaire de
prestations.
Frédéric Nogier précise que tout est à la discrétion des DGI
régionale. Il serait souhaitable que les prestations soient incluses dans
l’activité globale de fabrication du prothésiste dentaire.
La question est de savoir s’il faut intervenir en amont auprès de
Bercy pour faire reconnaître la profession comme fabricant auprès des services
fiscaux. La démarche n’a pas été entamée pour le moment.]
Début septembre 2004 nous vous annonçons nos intentions en ce qui
concerne la fiscalité. Nos démarches sont effectuées en octobre 2004. A cette
époque, l’Unppd occultait que nous soyons considérés prestataire de service
dans le cadre de notre fabrication. (Voir courrier de M.RYS ). Mais elle vous
conseille de frauder pour la réparation. Le raisonnement de l’Unppd nous échappe
parfois !
La TVA à l’importation P18
[Qu’il s’agisse de sous-traitance réalisée en France, sous forme
d’importation de l’Union européenne ou de pays tiers, la TVA s’applique dés le
premier euro à la fabrication et à la revente.
La DGI est claire sur ce point : dés qu’il y a sous-traitance,
même dans le cas d’une profession exonérée de TVA, il y a TVA. En revanche, des
tolérances existent, mais elles sont à la seule appréciation de la DGI et de
ses inspecteurs locaux. La jurisprudence n’a rien à faire en la matière.
Frédéric Nogier précise que la législation française ne peut pas
interdire d’honorer une commande d’où qu’elle vienne et pour qui que ce soit.
Il faut simplement être vigilant au regard de la TVA et de la fiscalité.]
L’Unppd oublie de vous dire que la sous-traitance à l’importation est
exonérée de TVA article 291 du CGI. Les tolérances n’existent pas, la loi est
la même pour tous. M. Nogier précise que vous ne pouvez pas refuser de faire de
l’importation et du négoce si un dentiste l’ordonne. Nous hallucinons!
Extrait du Procès verbal du conseil national Unppd du vendredi 28
novembre 2003
Le taux de TVA à 5,5% P10
[Mr Corsi mentionne à titre d’information que la possibilité d’une
TVA à 5,5% pour les prothèses dentaires a été demandée au Ministère.]
Extrait du courrier de Mr Corsi que vous avez tous reçu courant mars
2004
[En ce qui concerne la TVA et la désinformation qui circule, je
tiens à vous rassurer. L’Unppd n’a pas demandé le rétablissement de la TVA pour
notre activité de fabricant.]
Extrait du Procès verbal du conseil national Unppd du samedi 25
septembre 2004
Le taux de TVA à 5,5% P17
[Gérad Corsi précise que le Ministère
des Finances est en train de prendre des dispositions sur certains points.
L’Union a jusqu’à présent simplement adressé des courriers de sensibilisation,
mentionnant notamment la différence de situation dans certains pays de l’Union
européenne au regard de la TVA sur les prothèses dentaires. Compte tenu des
investissements dans les laboratoires et de la taxe sur les salaires versés, il
semblerait logique que cette TVA soit mise en place.]
Il s’agit bien d’une demande de rétablissement de la TVA pour
l’ensemble de la fabrication. Il semblerait aussi que l’Unppd ait demandé une
baisse de TVA à 5,5% pour le négoce de l’importation qui est taxé aujourd’hui à
19,6%.
Cela vous étonne ?

ANNEXE

Le programme de l’année 2007
- Obtenir
la représentativité, sans quoi nous ne pourrons plus rien faire.
- Instaurer
la séparation des actes pour notre survie.
- Engager
les démarches auprès de l’Education Nationale pour la création de diplômes.
- Créer
un site internet pour vous informer au mieux.
- Créer
une coopérative pour avoir des
prix intéressants.
- Finir
le guide pour l’élaboration du document unique afin de vous facilité la tâche.
- Elaborer un
guide d’application de la directive européenne pour la mise sur le marché des
prothèses dentaires. Nous voulons conserver notre titre de fabricant. L’Afssaps
aura toujours la solution de saisir la justice si elle n’est pas d’accord avec
notre interprétation de la loi.
- Continuer nos démarches
au Parlement Européen pour faire appliquer la Directive
Européenne et pour savoir comment fonctionnent
nos confrères en Europe.
- Faire
intervenir la FEPPD pour arrêter ce massacre, sans quoi nous nous passerons
d’elle, et nous créerons une structure Européenne. Nous sommes déjà en relation
avec des confrères européens.
Nous remercions les prothésistes dentaires qui nous font confiance et
qui nous permettent de faire enfin LA CLARTE sur notre profession.
Marie-Françoise
ROBERT

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Bulletin d’adhésion
Nom, Prénom : Cachet
du laboratoire
Adresse : Date et signature
Tel :
Nombre de salariés :
Montant de la cotisation : 250 €
Les retraités et les membres bienfaiteurs sont
les bienvenus.
Veuillez joindre une
enveloppe format 21 x 29,7 à votre adresse, affranchie à 1,22€ (pour l’envoi des
statuts).
Renvoyer à : SNFPD Ternant, 2 impasse Montsous 63870 ORCINES